...
Qu'avez-vous pensé d'Ingrid Chauvin dans Dolmen?
J'aime trop les actrices pour en juger une. Mais j'ai été charmée, comme cinq fois douze millions de téléspectateurs! Je l'ai trouvée très belle et vraie. C'est quelqu'un de très instinctif. Je trouve que l'on fait un métier difficile, extrêment cruel et violent.
Pourquoi?
Parce que c'est un métier où l'on est choisi. Et c'est toujours difficile de l'être ou de ne pas l'être. On se sent particulièrement en danger. On met nos tripes sur la table douze heures sur vingt-quatre. Après, on vit notre vraie vie. Qui va très vite aussi. C'est parfois difficile de ne pas mélanger les deux. On passe beaucoup de temps à jouer, à incarner des personnages qui parfois nous épuisent. Même si on apprend, on ne sort jamais indemne d'un tournage. Le marathon qu'a fait Ingrid et celui que j'ai fait [en étant l'héroïne de Zodiaque I] sont très difficiles. Et puis, c'est une dose d'intérêt tellement énorme qu'il faut avoir les épaules pour gérer ça. Ce sont des tas de gens qui écrivent, qui sont en demande, qui viennent vous voir dans la rue et avec qui il faut parler. La première personne qui vous tape dans le dos, vous souriez. La deuxième, vous souriez encore. La quatrième, vous avez un peu mal à lépaule. A la dixième, vous commencez à être un peu soûlée. Et il ne faut pas le montrer parce que, elle, c'est la première fois qu'elle vous tape dans le dos.
Une héroïne de saga sur TF1 doit-elle être forcément sexy?
Cela dépend des personnages, des scénarios. Il y a des héroïnes sur TF1 qui jouent sur autre chose. Dans Zodiaque I, il était important qu'Esther soit fragile. On a tourné en 2003, sous la canicule. Je n'avais pas trop envie de mettre des cols roulés. Je ne pense pas que ce soit la condition essentielle pour être une héroïne. En tout cas, j'ose l'espérer.
Que vous réserve votre signe astrologique, Cancer, pour 2006?
Je ne sais pas. Je ne vais pas me projeter après Zodiaque II parce que j'en ai pour cinq mois de tournage. Donc, je vais me calmer. Et essayer d'attaquer cette longue série de façon sereine. Je n'ai pas de projet. Je suis à 200% sur Zodiaque. Pour moi, c'est un terrain glissant. Je n'ai pas le droit de ne pas être bien, d'être moyenne. Cela m'est interdit.
Comment organise-t-on sa vie de femme quand on part aussi longtemps, et si loin, de chez soi?
On fait comme on peut... (Rires.) Non, on fait un transfert de courrier et on devient une bête en Internet. J'ai cette vie-là depuis presque quinze ans. A force, on s'y habitue. J'ai la chance actuellement de ne pas être à l'hotêl, mais dans un appartement où je peux recevoir ma famille, mes amis et manger ce que je veux. Je suis tellement heureuse de faire ce métier que ça résout tout. Quand j'arrêterai, j'aurai le temps d'être chez moi, de faire du collage, de la peinture, du piano. Mon truc, c'est de vivre dans l'instant. Et là maintenant, je suis vraiment heureuse.
"Mon truc, c'est de vivre dans l'instant."
Qu'avez-vous pensé d'Ingrid Chauvin dans Dolmen?
J'aime trop les actrices pour en juger une. Mais j'ai été charmée, comme cinq fois douze millions de téléspectateurs! Je l'ai trouvée très belle et vraie. C'est quelqu'un de très instinctif. Je trouve que l'on fait un métier difficile, extrêment cruel et violent.
Pourquoi?
Parce que c'est un métier où l'on est choisi. Et c'est toujours difficile de l'être ou de ne pas l'être. On se sent particulièrement en danger. On met nos tripes sur la table douze heures sur vingt-quatre. Après, on vit notre vraie vie. Qui va très vite aussi. C'est parfois difficile de ne pas mélanger les deux. On passe beaucoup de temps à jouer, à incarner des personnages qui parfois nous épuisent. Même si on apprend, on ne sort jamais indemne d'un tournage. Le marathon qu'a fait Ingrid et celui que j'ai fait [en étant l'héroïne de Zodiaque I] sont très difficiles. Et puis, c'est une dose d'intérêt tellement énorme qu'il faut avoir les épaules pour gérer ça. Ce sont des tas de gens qui écrivent, qui sont en demande, qui viennent vous voir dans la rue et avec qui il faut parler. La première personne qui vous tape dans le dos, vous souriez. La deuxième, vous souriez encore. La quatrième, vous avez un peu mal à lépaule. A la dixième, vous commencez à être un peu soûlée. Et il ne faut pas le montrer parce que, elle, c'est la première fois qu'elle vous tape dans le dos.
Une héroïne de saga sur TF1 doit-elle être forcément sexy?
Cela dépend des personnages, des scénarios. Il y a des héroïnes sur TF1 qui jouent sur autre chose. Dans Zodiaque I, il était important qu'Esther soit fragile. On a tourné en 2003, sous la canicule. Je n'avais pas trop envie de mettre des cols roulés. Je ne pense pas que ce soit la condition essentielle pour être une héroïne. En tout cas, j'ose l'espérer.
Que vous réserve votre signe astrologique, Cancer, pour 2006?
Je ne sais pas. Je ne vais pas me projeter après Zodiaque II parce que j'en ai pour cinq mois de tournage. Donc, je vais me calmer. Et essayer d'attaquer cette longue série de façon sereine. Je n'ai pas de projet. Je suis à 200% sur Zodiaque. Pour moi, c'est un terrain glissant. Je n'ai pas le droit de ne pas être bien, d'être moyenne. Cela m'est interdit.
Comment organise-t-on sa vie de femme quand on part aussi longtemps, et si loin, de chez soi?
On fait comme on peut... (Rires.) Non, on fait un transfert de courrier et on devient une bête en Internet. J'ai cette vie-là depuis presque quinze ans. A force, on s'y habitue. J'ai la chance actuellement de ne pas être à l'hotêl, mais dans un appartement où je peux recevoir ma famille, mes amis et manger ce que je veux. Je suis tellement heureuse de faire ce métier que ça résout tout. Quand j'arrêterai, j'aurai le temps d'être chez moi, de faire du collage, de la peinture, du piano. Mon truc, c'est de vivre dans l'instant. Et là maintenant, je suis vraiment heureuse.
